Hypothèses de travail

Bien qu’il puisse s’y apparenter suite à une lecture superficielle, notre projet ne s’inscrit pas dans une démarche humanitaire. Nous ne souhaitons pas évoluer dans une relation verticale avec le local qui implique une dépendance au niveau de l’aide au développement, mais autour du concept de capacitation, ou empowerment.

Ce concept repose sur l’idée de développement de capacités existantes, en mettant au point des outils théoriques et techniques liés aux potentialités locales. Concrètement, il s’agit de s’inspirer de la culture architecturale où le projet s’implante, des méthodes de mise en œuvre et matériaux traditionnels en les croisant avec une vision moderne afin de les adapter à des besoins modernes. Le chantier n’est en quelque sorte qu’un prétexte, dans le sens où il est le témoin de cette rencontre entre tradition et modernité et s’apparente d’avantage à un chantier-école où viennent se former les acteurs locaux (architectes, artisans, population), afin de les rendre autonomes vis à vis de matériaux et méthodes constructives importées.

Par l’activation (ou la ré-activation) de filières locales (bois par exemple), ainsi que par la volonté de réaffirmer un pan d’une culture locale, le concept de capacitation revendique l’importance du politique dans tout projet.