la quête du bambou #3

Au fil de nos rencontres et recherches, notre quête du bambou avance. Utiliser le bambou pour des structures de grande ampleur, avec des portées conséquentes, nous savons que c’est possible. Simon Vélez, l’architecte colombien, l’a démontré au travers de nombreux et superbes projets. Il a développe une technique de mise en œuvre très intéressante qui consiste a remplir la première chambre(*) des tiges de bambou afin de pouvoir les boulonner -sans que la tige éclate- et les lier avec des connecteur acier. Allez donc faire un tour sur le net pour voir ses réalisations. Nous espérons également poser un certain nombre de questions à Anna Heringer avec qui nous venons de rentrer en contact et qui a réalise de très beaux projets qui intègrent ce matériau et avec nous venons de rentrer en contact.

Mais les rencontres locales ont également apporte leur lot de bonnes informations. Nous avons en effet rencontre Kevin, un vietnamien de Da Nang associe a un entrepreneur chinois de Singapour qui a créé une entreprise de produit dérivés bambou : sols, barrières, poteaux, planchers… Et c’est concernant le traitement du matériau que les infos ont été les plus intéressantes, car l’entreprise a importe des techniques japonaises écologiques qui évitent de passer par des traitements chimiques polluants et toxiques (elle dispose d’ailleurs de plusieurs labels sérieux). Il existe plusieurs façons d’extraire l’amidon des tiges, plus ou moins rapides. La méthode traditionnelle, longue, qui consiste a immerger les tiges coupées dans de la boue pendant au moins 6 mois. Et d’autres plus rapides, principalement chimiques, mais pas toutes polluantes. Kevin nous doit nous communiquer sous peu les références exactes des produits utilises. Puis vient le traitement contre les moisissures et champignons. Des traitements chimiques existent depuis un certain temps mais sont peu fiables et très polluants et toxiques. Heureusement une entreprise japonaise a mis au point une formule écologique et très fiable qui permet a l’entreprise que représente Kevin de proposer des garanties de 10 et 20 sur leurs produits. Certes un peu cher (compter 12 dollars le mètre carre), ce traitement se vend en pot et est applicable facilement. Donc si le matériau, déjà très bon marche comme le bambou, est traite rapidement et sur place afin de minimiser les transports et intermédiaires, cela peut être une solution très intéressante.

Il est prévu également très prochainement de découvrir des projets réalises en Bambou avec Mr. Than, un ami de Binh et fondateur d’une revue de design et d’architecture. La suite du feuilleton « quête du bambou » très bientôt.

 

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