Hello Hoi An!

32°, 80% d’humidité : c’est bon, nous sommes bien sur le territoire vietnamien, à 10000 kilomètres de Paris et de ses températures hivernales. Arrivés à Ho Chi Min (Saïgon) après un vol de 12h, il ne reste plus qu’à valider le visa pour embarquer pour Da Nang en vol intérieur, puis filer en taxi dans la petite ville de Hoi An, à environ 30 kilomètres.
Le voyage a donc duré, tous transports confondus, bien 15-16h, et c’est sur les rotules que nous retrouvons l’énergique Binh, le fondateur de Reaching Out, qui nous reçoit autour d’un délicieux Pho avec sa très sympathique femme, Quyen. La discussion est hélas assez courte puisqu’il est tard, 22h passées, et que les vietnamien de la région se couchent très tôt. De plus, il nous reste encore un petit trajet jusqu’à la maison qui nous a été louée par Reaching Out. C’est donc vers 23h que nous retrouvons les très sympathiques et joviales Huc et Tri, à qui appartient la maison.
Précisons qu’à part l’air ambiant -plutôt chaud (20-25°) bien que ce soit l’hiver dans la région- nous n’avons rien vu du paysage étant donné que la nuit tombe vers 17h30, et très vite. Nous aussi sommes tombés très vite, nos affaires à peine déballées.

Ce n’est qu’au réveil que nous découvrons le paysage, et nous ne sommes bien évidemment pas déçus. Pas besoin de longs commentaires, les photos parlent d’elles même. Nous retrouvons Tri et sa soeur qui nous emmène prendre une petit déjeuner dans un chouette restaurant en bois et bambou sur une rivière. Deuxième contact culinaire encore une fois excellent! Nous nous rendons également compte en convertissant les dôngs en euros que les prix ne sont définitivement pas les mêmes qu’en Europe! Comptez entre 50 centimes et 4 euros le plat selon que vous le prenez dans la rue ou dans une resto plus touristique. Et le premier est quelques fois tout aussi bon, si ce n’est meilleur quand on a ses bonnes adresses. Pour exemple, notre premier -et délicieux- Cao Lao (une soupe avec de grosses nouilles fumées recouvertes d’herbes fraîches et de porc sauté) préparé sur une « cuisinière » mobile bricolée, et savouré sur le bord de la rivière rivière, assis sur de tout petits tabourets. Un super moment, on s’est presque sentis locaux!

Après avoir fait le minimum vital de courses pour la maison avec Tri, qui se marre tout le temps et dont le sourire est communicatif, nous avons enfin pu rencontrer les ouvriers dans les locaux de Reaching Out, et nous présenter à eux avec Binh qui leur a expliqué la raison de notre venue. Ces ouvriers, tous spécialisés dans un artisanat d’art précis, ont différents types de handicaps que nous devrons prendre en compte pour le projet. Le bâtiment de plus de 200 ans, peu adapté en l’état actuel à la fonction d’atelier (nous écrirons très bientôt un article sur ce bâtiment), est magnifique et témoigne des nombreuses influences qu’a subi la magnifique ville de Hoi An. A ce propos, nous sommes restés bouche-bés lorsque nous avons arpenté les rues de cette ville tant la richesse patrimoniale de cette ville est importante. Pas étonnant qu’elle soit classée au patrimoine mondial de l’UNESCO… Nous ferons d’ailleurs un petit post sur cette superbe petite ville portuaire.

Enfin, Binh et Quyen nous ont présenté notre bureau (eh oui!), situé dans un petit bâtiment à quelques mètres de Reaching Out. Car précisons-le : nous avons été extrêmement bien reçu par tout le petit réseau qui s’agite autour de cette sympathique et généreuse entreprise. Nous ne pouvons que tous les remercier une énième fois tant ils nous ont chouchouté et rendu notre début de séjour riche et très agréable.

C’est donc la tête retournée par la beauté des lieux, la douceur de la cuisine et la gentillesse des gens que nous nous sommes couchés le sourire jusqu’aux oreilles avec la farouche envie de profiter à fond de cette expérience exceptionnelle et produire avec Reaching Out un beau projet.

 

Tri, toujours aussi gaie et drôle, devant la maison dans laquelle nous logeons.

 

Dans les rues de Hoi An avec Binh.

 

La partie atelier de Reaching Out, avec déjà un bon aperçu des différents artisanats pratiqués.

 

Reaching Out propose même des cours de sérigraphie!

 

Le poste laque, qui nécessite d’être aéré en raison des produits utilisé, se trouve dans l’atrium du bâtiment.

 

Binh nous explique le fonctionnement de l’atelier et les différents handicaps des ouvriers.

 

La partie boutique.

 

Avec Binh et sa femme Quyen devant le bureau où nous travaillons quand nous ne sommes pas en vadrouille pour rencontrer des gens, des artisans, visiter des ateliers, s’immerger dans la culture de la région.

 

Voici une des vues typique que l’on peut avoir de la terrasse d’un café, en sirotant un jus de mangue.